Démo Sum Ergo Demonstro sur RP2350
Écrit par l’équipe HackGyver – 28 avril 2026
Table des matières
Introduction
Après avoir reproduit Craft puis Phasor, deux démos tournant sur ATmega88,
on continue notre exploration du travail de Linus Åkesson (LFT) mais cette fois, on change de terrain.
Sum Ergo Demonstro, présentée à la Revision 2026 (où elle a décroché la 3ème place en wild compo)
tourne sur un Raspberry Pi Pico 2.
On quitte donc le monde de l'AVR 8 bits pour un microcontrôleur ARM/RISC-V
La philosophie reste la même: pas de système d'exploitation, une sortie vidéo et audio générées à la volée,
et un résultat qui dépasse largement ce qu'on attendrait du matériel.
Conception du schéma et du circuit imprimé
Comme pour nos projets précédents, nous sommes partis du schéma original publié par LFT pour le retracer dans EasyEDA.
Le circuit est nettement plus simple que celui de Craft ou Phasor.
Le Pico 2 embarque déjà son régulateur de tension et son oscillateur, ce qui élimine pas mal de composants externes.
Le gros du travail se fait côté logiciel, directement dans le microcontrôleur.
La sortie vidéo passe par un adaptateur DVI (Adafruit 5957), et l'audio sort sur un jack 3,5 mm avec un simple filtre RC.
Deux boutons complètent le montage.
La liste des composants nécessaires pour peupler la carte :
- x1 - Jack 3,5 mm PJ-307N5
- x2 - Bouton tactile SMD 6x6x7 mm
- x2 - Condensateur film 100 nF (104) 100V P5mm
- x2 - Condensateur film 10 nF (103) 100V P5mm
- x1 - Condensateur électrolytique 10 µF
- x2 - Résistance 1 kΩ
- x1 - Adaptateur DVI Adafruit 5957
- x1 - Raspberry Pi Pico 2 (RP2350)
Fabrication de la carte
Pour ce projet, on a choisi JLCPCB pour la fabrication, avec un petit lot de 15 cartes en finition rouge.
Avec seulement une dizaine de composants à souder, l'assemblage est bien plus rapide que sur nos précédentes cartes.
On garde le même principe: commencer par les composants les plus bas et finir par les plus volumineux.
- Les résistances
- Les condensateurs film
- Le condensateur électrolytique (attention au sens)
- Le jack 3,5 mm
- Les boutons tactiles
- Les headers pour le Raspberry Pi Pico 2
- L'adaptateur DVI Adafruit
On enfiche ensuite le Pico 2 sur ses headers.
Comptez environ 30 minutes pour l'assemblage complet, soit moitié moins que pour Phasor.
Pour faciliter l’alignement et le pliage des composants pendant le montage, nous utiliserons ce gabarit imprimé en 3D: Resistor lead forming tool by dnewman - Thingiverse
⚠️ Note importante : certains moniteurs nécessitent une tension de 5V sur la broche d'alimentation du connecteur DVI pour détecter la source vidéo.
Si votre écran n'affiche rien après branchement, il faut relier le pin VBUS (pin 40) du Pico 2 à la broche 5V du socket DVI avec un fil.
Programmation du microcontrôleur
Le Pico 2 dispose d'un mode bootloader USB natif.
Pour y accéder, il suffit de maintenir le bouton BOOTSEL enfoncé tout en branchant le câble USB.
Le Pico apparaît alors comme une clé USB sur l'ordinateur.
Ensuite télécharger le firmware lft-sum-ergo-demonstro.uf2 depuis le site de LFT.
Glisser le fichier « .uf2 » sur le lecteur RPI-RP2 qui est apparu.
Le Pico redémarre automatiquement, c'est tout.
Pas de conversion de fichiers, pas de configuration de fuses, pas de câblage entre un programmateur et la carte.
Pour ceux qui préfèrent la ligne de commande, le firmware est aussi disponible en format .bin et peut être flashé avec picotool :
picotool load lft-sum-ergo-demonstro.bin
picotool reboot
Un simple câble USB suffit.
Test de la carte
Notre carte est maintenant pleinement fonctionnelle, il n’y a plus qu’à l’essayer.
Pour certains écrans, vous aurez en plus besoin de souder un fil qui part du pin 5V du socket DVI vers le pin 40 (VBUS) du Pico 2, si vous n'avez pas d'affichage vidéo.
Atelier Hackgyver
A suivre...
Le firmware et les fichiers typon sont disponibles ici:
📥 typon_et_firmware_sumergo.zip



